21.02.2007

Enfant d'espoir

Pourquoi avons-nous perdu nos états d’âmes. Ceux qui font la candeur de l'enfance. Ces certitudes et ces scrupules qui étaient pour nous des idéaux. Cette fraîcheur d’âme, remise en question par les outrages d’un monde trop agressif. Remise en question par les déceptions des adultes, par leurs désillusions et leurs rêves bafoués. Peut être finalement à cause de la nature de l’humain. Mais je ne peux m'y résoudre, l’homme n’est peut être pas bon par nature mais il l’est ou du moins peut l'être par éducation.
Alors je me remets à espérer en regardant les enfants qui sortent de l école. Regarder cette douce euphorie de l’ignorance qui les emplie. Je voudrais être aussi sur qu’eux, que demain il fera beau. Et je me mets à rêver d’écoles où les bancs seraient remplis par tous ces hommes qui viennent apprendre à aimer leur prochain. Point de commandement ou de religion, juste un choix. Celui de vivre dans le don de soi ou dans l'affrontement.

31.10.2006

Qui trompe qui ?

Trompe-l’œil pour un trompe l’amour
« Quitrons’peu » de gens l’espoir
D’aimer un autre pour toujours.
Le graver sur un arbre le long d’un trottoir
Sur un tronc peu épais, qui ne peut supporter
Tous les sentiments de ce moment.
Marquer pour un temps, de sa sève saignée.
Une larme qui déjà s’envole au vent.
Et déjà l’être aimé est trompé.
Nul besoin d’être un éléphant pour s’égarer.
Mais qu’il est bon de croire pour une nuit
Ou pour quelques années à cette belle tromperie.

21.10.2006

Pensée d un soir

Pensée d’un soir
Pour que perdure l’espoir.
Envie d’une autre nuit
Pour rester uni sans bruit.
Une main sur ton corps
Pour devenir plus fort.
Un peu de tendresse
Rien de plus qu’une caresse.
Nous voilà repartis
Pour une nuit sans folie.
Partager notre sommeil
En attendant le bruit du réveil…

02.10.2006

Dernier adieu

Je rentre doucement dans la pièce, surveille le moindre bruit que peut faire mes pas. Tu es la devant moi, allongée. Je te sais nue sous se drap blanc. Seul habit pour ton sommeil. J’ai envie de voir ton visage qui est caché sous le drap. Je n’ose pas bouger, je n’ose pas te toucher. Et puis finalement avec une extrême délicatesse je découvre ton visage. Tu as les yeux clos, les traits relâchés, on te croirait presque en train de sourire. De voir ton visage, et de savoir ton corps à portée, j’aurai envie de t’embrasser, de passer ma main sous ce drap et refaire encore une fois ce chemin que je connais si bien. Repasser chaque détail de ton corps, du petit grain de beauté à l’aine jusqu’à la cicatrice de ton appendicite. Ressentir encore une fois tes cheveux glisser entre mes doigts. Me rappeler comment nos 2 corps vibraient quand ils ne faisaient plus qu’un. S’envoler une dernière fois tous les deux.
Mais je n’en ferais rien, juste une larme qui coule sur ma joue pour dernier adieu. Une seule larme qui tombe sur le drap que je relève sur ton visage.
Et le tiroir ce referme sur toi, sur nous et sur ma vie…

13.09.2006

Tendres bras

Lorsque les larmes des veuves sont des bombes.
Lorsque les cris des enfants recouvrent le bruit des balles.
Lorsque dans la plaine fleurissent les tombes.
Lorsque même les bêtes devant l’homme détalent.
Alors l’humanité se meurt et s’enfonce dans la nuit.
Quand on ne prend même plus la peine de sauver les enfants.
Quand on ne fait que regretter le soi disant bon temps d’antan.
Quand l'horreur en image se vend au coté des boissons.
Quand le sang se mélange à l’huile des moteurs d’avions.
Alors l’homme mourra de sa propre main dans un dernier cri.
Puisque l’on ne nous laisse plus la place d’espérer.
Puisque les sentiments deviennent des denrées.
Puisque l’autre restera un étranger.
Puisque la foi ne fait plus que des meurtriers.
Alors je me contente de tes bras même si ce n’est que pour la nuit…

28.08.2006

Adultère

Adulte d’une terre où la nuit fut adultère. Tu t’en vas ce matin le retrouver. Le matin est là et tu repenses à lui. Tendrement doucement. Et pourtant c’est de mon lit que tu te lèves. On ne c’est rien promis durant cette nuit. Juste le plaisir de remplir la place vide que Morphée ne comble pas tout à fait. Juste un peu de tendresse, à peine plus et pourtant c’est déjà énorme. Tu retournes vers lui, tu penses déjà à lui. Cette nuit, je le sais, tu pensais à moi. Les yeux, même dans la nuit, ne mentent pas. Un « nous » simplement pour une nuit.
Je ne te reverrais peut être pas, mais peut importe tant que l’on gardera juste le souvenir de cette nuit. Ne regrettons rien, le passé fut et demeure dans notre esprit. Sachons apprécier l’instant. Et de tous les péchés de cette chère terre si je devais en garder qu’un ce serait l’adultère.

20.08.2006

Lune rouge ou depit de debut de soirée...

Pleine lune rouge qui se lève. Cette nuit elle sera la témoin de la bassesse de l'homme, le sang coulera et les femmes pleureront.
Arrêterons nous un jour ces guerres qu'aucun adjectif ne peuvent qualifier assez durement pour exprimer le dégoût qu’elles m'inspirent.
Pourra t'on un jour déposer ses armes auprès d'une table, d'un banquet.
Partager l’existence de l’autre comme un cadeau et non plus comme une épreuve. Aime ton prochain comme toi même, Jésus avait-il raison au final ?

Peut être le saura t'on un jour.

En attendant je retourne dans ma douce et belle euphorie alcoolisée. En oubliant dans mon verre cette incertaine vie qui nous attend.

26.06.2006

Seconde d'imortalité

Attache toi à moi. Regarde moi espérer. Regarde moi aimer, regarde moi t’aimer. Toi qui dans ce désert m’apporte de l’eau. Toi auprès de qui je retourne me cacher de ce monde. Regarde moi t'attendre tendrement, pour t’embrasser dans une envolée empreinte de volupté. Sens moi vivre à tes cotés. Exister ensemble. Partager les pas d’un avenir si gris que l’on saura éclaircir. Car nous sommes croyants, nous qui jusqu’à maintenant avions conjugué « aime ton prochain » au singulier mettons le au pluriel. Dispensons autour de nous ce que à deux, nous avons trouvé. Paix de l’âme et des corps. Paix de l’esprit pour le bonheur d’un instant de vie. Cet instant qui devra se prolonger au delà des matins, au-delà de tous les lendemains. Qui sera consommé à chaque regard, pour chaque souvenir. Faire en sorte que le regret n’arrive jamais au détour d’une rue, ou d’un matin de chagrin. Faire en sorte que jamais tu ne me regardes désespérer. Devenons immortel, partageons une parcelle de vie dans l’ultime seconde d'un infini.

29.05.2006

Gastronomie de la pensée.

Quelques ingrédients simples, des lettres. On les assemble : des mots. Voilà l’ingrédient de base de la cuisine du rêve. Maintenant tout est dans le talent du Maître queux. L’ingrédient est unique mais laisse nulle place à l’ennui et au rébarbatif. Les assaisonnements et les présentations en font quelque chose d’aussi divers que les souvenirs de nos aïeuls.
Un seul ustensile à utiliser : le sentiment.
On se lance alors dans l’écriture improvisée de la recette d’un sentiment.
Ca y’est le travail du cuisinier est fini. Place au gourmet, amateur ou fine bouche. Nul plaisir dans le texte s’il n’est pas partagé. Alors, si l’agencement est bon, c’est là que tout commence. Il faut arriver à faire sentir au lecteur le fond de sauce d’amertume et de dépit, sur un lit d’espoir, finement rehaussé par une pointe d’humour saupoudré. Alors un à un ils explosent dans l’esprit ou s’insinuent doucement et laissent comme un arrière goût. Les mots empruntent le chemin du sentiment, rappellent des saveurs enfouies et peuvent déterrer l’espoir.
Les cuisiniers du rêve sont les derniers remparts, dans un monde où la « mal bouffe » de l’esprit se généralise. Replongeons nous dans les fourneaux de nos esprits et servons autours de nous de délicieux et étonnants plats de sentiments.

26.05.2006

la rue pour mère

J’ai eu l’état pour père et la rue pour mère.
Mon chien pour seul et plus fidèle ami.
Choyé des dealers et de tous les junkies
La ville été mon lit et mon désert.
Des journées comblées par les « amphét »
Tout pour oublier et s’exploser la tête.
On ne sait même plus pourquoi on vit.
Et pourtant je suis ici, aujourd’hui.
Je grandis un peu plus chaque jour.
A l’age ou d autres sont des hommes,
Moi je grandis et mords dans toutes les pommes
De l’arbre de la vie. J’aperçois les contours
D’un avenir incertain et changeant.
Je suis curieux comme un enfant.
J’apprends à rêver. Non pas de palais,
Mais de grand air, de bateaux et d ailleurs.
Et quand la nuit vient je n’ai plus qu’une peur :
Y aura-t-il quelqu'un pour m’aimer ?

07.05.2006

Un peu d espoir

Une lame
Pour mes états d’âme
Des bâtons
Pour une répression
Des mots
Contre des barreaux
Des chansons
Comme seules maisons
Un peu d’espoir
D’un jour te revoir.
Espérons que demain
Ne devienne pas hier.
Pour échanger le chagrin
Bâtit comme un mur de pierre.
Contre le soupir d’un monde
Nouveau et sans hécatombes.
Je garde précieusement ce petit bout d’espoir
Car je serai de nouveau seul ce soir.

28.04.2006

Sombre pensée

Elle est là. Sournoisement insinuée. Cachée, prête à me tomber dessus, au détours d’une rue, d’une chanson ou d’un regard. Elle, avec qui je me bats chaque matin et que j’endure chaque nuit. Elle qui me m’enferme et me coupe du monde, et de ces gens qui pourrai me faire échapper à cette tentaculaire et trop pesante pensée.
Toi la déprime, dépression, cafard ou tout autre nom que l’on te donne. Toi cette chose que l’on partage tous plus ou moins. Toi auquel on goûte tous, mais qui sait prendre tellement de forme. Hydre du malheur et de l’avanie. Instinct de mort pour certain, détumescence pour d autre. Toi que l’on ne peut pas fuir, toi qui contrairement au bonheur ne peut être une illusion. Toi qui ne prévient pas et qui ne pars vraiment jamais.
Ton heure viendra, mais pas ce soir. Car ce soir cette feuille sera mon bouclier, et ma plume une lance. Le combat est permanent, et ce soir tu ne sortiras pas victorieuse de cette bataille Alors vas te rendormir dans les tréfonds de mon être et attends que ton heure vienne…

19.04.2006

Ne t'en vas pas l'ami

Ne t’en vas pas
Ne pars pas là bas
Au loin dans l’au delà
Je ne peux être sans toi.
Une grande lune noire.
Tu as choisi ce soir !
Je t’en pries, t’en supplies,
Pas sans un cri.
Je veux te revoir t’enflammer.
Souviens toi du temps,
Où nous deux on riait,
Où nous n’étions plus des enfants.
Et pourtant, on s’amusait.
Beaucoup en ont fait les frais.
Combien de femmes aussi ?
Rêvons tout les deux à nouveau.
Voyageons au travers des mots.
Inséparables dans la vie
Restons le encore aujourd’hui.
Regarde, je pleure pour toi
Je pleure dans tes bras.
Mais je t’en pries, ne t'en vas pas.

05.03.2006

Pour toi la vie...(déclaration d'amour)

Le soleil
Pour réveil.
Une journée d’été
Pour t’aimer.
Sur cette route,
Plus de doute.

Je t’aime

Je veux te goûter,
Pouvoir te croquer.
T’apprendre par cœur.
Ne plus avoir peur.

Je t’aime

Si tu n’étais plus la :
Un être déchu !
Ne t’en vas pas,
Ne me laisse plus.

Je t’aime

Mourir par toi
Je t’ai comme loi.
De toi je grandis
Tu es mon infini.

Je t’aime, toi, la vie.

26.02.2006

Mourrir de ne pas ecrire

Ecrire c’est revenir, lire c’est repartir. Voyager d’un monde à un autre, de notre intérieur à un ailleurs. C’est aussi tendre une main vers cet autre, vers cet enfant que l’on garde au fond de nous. Lui qui pleure, une plume à la main, de chaudes larmes d’encre noire. Lui qui souffre tous les jours et qui ne peut plus se retenir, lui qui a besoin de crier, d’hurler et qui ne peut qu’écrire. Cette enfant déjà si grand. Il faut lui permettre de s’exprimer, ne pas l’oublier par manque de temps, ne pas le laisser s’étouffer sous les montagnes de regret et de souffrance accumulés. Il faut, bien sur, qu’il goutte aux douceurs de ce monde qui, heureusement, existent toujours. Lui laisser apprécier un lever de soleil, la beauté d’une fleur et pourquoi pas l’amour. Mais tout cela il le gardera pour lui. Il ne l’écrira pas. Car on vit les moments heureux et on écrit les moments tristes. Il faut prendre le temps de revenir.
Et puis au détour d’un jour il relira. Il relira ce qu’il était, ce que, en fin de compte, il est toujours. Et il s’étonnera d’avoir pu être si sombre, d’avoir pu écrire de si belles et justes choses. Et pourtant il le sait, c’est une partie de lui, là sur le papier. Alors il repartira dans son incessante introspection, dans son monde à lui qui est un ailleurs pour l’adulte qui le contient.
Lire c’est se souvenir, écrire c’est ne jamais mourir.

14.02.2006

Volupté d’une nuit d’été

Nos deux corps
Pour seul décor.
Des encore pour musique,
Nul besoin de philharmonique.
Un matin pour notre amour
Du bonheur pour ce jour
Tes yeux pour mon corps
Mes mains pour tes seins.
Je monte à ton bord.
Plus de place pour le chagrin
Deux êtres ne font plus qu’un
Dans l’infini d’un lendemain.

05.02.2006

Donnez nous de l’espoir…

Pour ce monde j’ai de la compassion
De le voir ainsi tourner pas rond.
De voir ces hommes qui tous les matins
Tête basse vont gagner à devenir miséreux
Je n’arrive plus à faire semblant d’être heureux.
Et je ne peux plus supporter les yeux de chagrin.
J’aimerai voir une étoile dans le regard
De tous ces pauvres gosses au visage si sale.
Ceux qui seront de cette génération les porte-étendards.
Ceux qui devront faire tomber les "à priori" de leur piédestal.
Je voudrais leur ordonner de se mettre à rêver
De ne plus s’agenouiller et inutilement espérer.
Que quelqu'un au dessus d’eux pourra leur apparaître
Et qu’avec lui, tous les soucis qui font la vie, pourront disparaître.
Plus d’inutile prières, qui font que toujours on désespère.
Une jeunesse qui se fatigue à oublier tout les soirs
Sur des « dance floor » où l’on fini par manquer d’air.
Nous voila tous morts de ne plus avoir eu d’espoir…

31.01.2006

Une photo c'est aussi de l émotion..

medium_pict0002.jpg

Voila juste une foto d honfleur en normandie prise cet été. Moi j'utilise les mots mais il existe tant d autres moteurs pour l'émotion. Et cette photo est superbe. J aimerai que tout le monde s'exprime et se mette enfin a ressentir... Ce serai le plus bo kdo ke vous pouvez vous faire...

11.01.2006

Couleurs de linceul

Couleurs de linceul

Linceul blanc pour la cité
Quand se lève le petit matin
Linceul blanc pour les trépassés
Qui finiront tous dans le chagrin
Linceul noir pour toute une vie
De femme, de la tête au pieds voilés.
Linceul noir pour les petits
Des oiseaux mazoutés.
Linceul rouge pour l’enfant
Qui vient de naître avec une maladie de grand.
Linceul rouge pour la fin de notre amour
Il fallait bien que cela finisse un jour !
Que de beaux coloris
Pour le linceul de nos vies.


D.L. 11/01/06

30.12.2005

Où es-tu magie de noël?

Où es-tu ? Où es-tu magie de noël ? Toi qui sais mettre un nouvel éclat dans les yeux des enfants. Où es-tu magie de noël ? Toi qui, pour un soir, as le secret de réunir une famille.
Toi qui me faisais rêver, toi qui me faisais espérer et veiller tard la nuit pour entrevoir un bout d’étoffe rouge et quelques poils blancs d’une barbe.
Où es-tu pour tous ceux qui iront ce soir manger à la soupe populaire ? Pour tous ceux qui seront ce soir seuls devant leur télé avec leur plateau sur les genoux ?
Peut être que tu es un peu trop dans les rayons des grandes surfaces. Un peu trop dans le « made in china » qui estampille tous les jouets que ton servant de père noël distribue.
Peut être un peu trop encore dans les lumières scintillantes de la ville qui finissent par occulter la lanterne au fond des yeux des milliers d’enfants qui veilleront tard ce soir. Où es-tu magie de noël ? C’est la question que ce soir je me pose. Toi qui cette année n’a réuni personne chez moi, toi qui malheureusement ne me fait plus briller les yeux. Moi qui ce soir doit être le seul à penser aux milliers d’huîtres qui finiront leurs vies entre deux molaires. Certaines auront de la chance et finiront guillotinées entre des dents en or.
Je ne te trouve pas dans « la catodicitée » du tube de ma télé. Mais je me souviens de toi, je me souviens du calendrier de l’avant, que je tenais chaque jour, même si c’était plus pour le petit chocolat que pour le décompte. Je sais que tu as existé et vécu en moi. Alors toi magie de noël, je t’attends, reviens moi et redevenons pour une soirée de petits enfants.

21.12.2005

Voiture trop vite...

Je suis dans ma voiture, je suis allé faire un tour. Je ne vais nulle part, et je roule simplement pour le plaisir. Les bandes blanches défilent, les aiguilles s’affolent. Je me fais plaisir… Radio à fond me voilà dans ma bulle, je roule toujours plus vite. Je fait crisser mes pneus, insulte et vocifère sur les pauvres vieux qui ne roulent pas assez vite. Me voilà dans mon univers. Me voilà invincible. Alors la musique se fait plus lointaine et mon esprit s’évade de cette bulle qui roule à grande vitesse. Alors je regarde la route mais ne la voit plus, j’ai cette drôle de sensation de sentir le temps passer sur moi comme on ressent la fraîche bise du matin.
Je roule toujours plus vite, plus vite vers nulle part, plus vite vers mon intérieur. Alors je me vois de l’extérieur, la caméra fait un recul soudain, du gros plan sur moi pour sortir de la voiture. Je pars voyager dans des pays inconnus de mon inconscient. Mon corps réglé en automatique continue à diriger la bulle roulante d’où je m’évade. En une fraction de seconde me voila dans le désert avec ses grandes étendues, ses vagues de sables, je me vois comme un dauphin qui saute de dune en dune et je joue dans le sable. Je continue mon voyage pour aller dans un autre de mes déserts, celui de mon cœur, ce lieu trop bien fermé ou il n'y a que des sorties et pas d’entrées. Ce désert de glace et d’hiver. Je continue, me voilà sur la mer, à la barre d’un très beau voilier baptisé « ma vie ». Ce voilier fend les vagues qui se dressent devant sa proue, la mer heureusement pour lui est calme, il ne reste qu’un peu de houle d’une tempête passée.
Mais alors que je m’émerveillais de ces oiseaux de haute mer qui me suivait dans mon voyage, tout s’arrête. Juste le temps d'entendre à la radio « I want an hight way to hell ». Alors me voilà réincorporé, prêt à tout ressentir, et déjà la voiture s’envole dans ce qui sera mon dernier voyage. Interminable… Je revois tout défiler et ne cherche même pas à comprendre ce qu’il m’arrive. Juste avant de retrouver la terre plus rien !
Je me réveille dans mon lit en un seul morceau, je suis parcouru d’un frisson qui m’indique que je vis encore.
J’ai horreur de ces rêves qui sont trop vrais…

19.12.2005

Voila pourquoi...

Pour repondre à des gens qui me demande pouquoi je n'ecris que des choses assez tristes. Je leur répondrai avec cette chanson de zazie qui fait echo en moi... Je me permets d'emprunter à cette artiste son texte car elle le dit mieux que je pourrai le dire. Je n'ai d'ailleurs pas pretention d'ecrire aussi bien...


J'écris sur ce que j'endure
Les petites morts, sur les blessures
J'écris ma peur
Mon manque d'amour
J'écris du cour
Mais c'est toujours

Sur ce que je n'ai pas pu dire
Pas pu vivre, pas su retenir
J'écris en vers
Et contre tous
C'est toujours l'enfer
Qui me pousse

A jeter l'encre sur le papier
La faute sur ceux qui m'ont laissé
Ecrire, c'est toujours reculer
L'instant où tout s'est écroulé

On n'écrit pas
Sur ce qu'on aime
Sur ce qui ne pose pas
Problème
Voilà pourquoi
Je n'écris pas
Sur toi
Rassure-toi

J'écris sur ce qui me blesse
La liste des forces qu'il me restent
Mes kilomètres de vie manquée
De mal en prose, de vers brisés

J'écris comme on miaule sous la lune
Dans la nuit, je trempe ma plume
J'écris l'abcès
J'écris l'absent
J'écris la pluie
Pas le beau temps

J'écris ce qui ne se dit pas
Sur les murs, j'écris sur les toits
Ecrire, c'est toujours revenir
A ceux qui nous ont fait partir

On n'écrit pas qu'on manque de rien
Qu'on est heureux, que tout va bien
Voilà pourquoi
Je n'écris pas
Sur toi
Rassure-toi

J'écris quand j'ai mal aux autres
Quand ma peine ressemble à la votre
Quand le monde me fait le gros dos
Je lui fais porter le chapeau

J'écris le blues indélébile
Ça me paraît moins difficile
De dire à tous plutôt qu'à un
Et d'avoir le mot de la fin

Il faut qu'elle soit partie déjà
Pour écrire " ne me quitte pas "
Qu'ils ne vivent plus sous le même toit
Pour qu'il vienne lui dire qu'il s'en va

On n'écrit pas la chance qu'on a
Pas de chanson d'amour quand on en a
Voilà pourquoi, mon amour
Je n'écris rien
Sur toi
Rassure-toi

17.12.2005

Amours et amitiés

L’amour et l’amitié se rencontrent au détour d’une rue et voilà le dialogue qui en suit.

-Bonjour, qui êtes vous ?
-Je suis l’amour, et vous qui êtes vous ?
-Moi je suis l’amitié.
-A quoi servez vous ?
-Moi je crée des liens entre deux personnes et vous ?
-Moi aussi je crée des liens qui permettent à l’humanité de perdurer et de créer des enfants.
-Moi aussi je crée des liens qui permettent à l’Homme de survivre. Si je n’étais pas là comment tout ces gens pourraient vivre ? Je leurs permets de s’épauler et de faire face aux duretés de la vie.
-Oui mais moi je vous prends la place régulièrement. Dis l’amour.
-Peut être oui, mais moi je sèche les larmes que vous avez fait couler, et puis il arrive souvent qu’après votre passage je revienne pour rester là toute la vie alors que vous n’avez fait que passer.
-Moi je suis sûr d’être le plus beau et le plus fort des sentiments humains.
-Moi je suis le plus solide des sentiments. Et puis je ne cause que très rarement le désespoir et la haine.

Que vaut il mieux ? Quelque chose de long et solide ou de court et intense ? LE choix reste difficile. Mais y’a-t-il vraiment un choix à faire ????

14.12.2005

Une rue, un jour…

Une rue, un jour…


Je marche, je marche dans cette rue que je ne connais pas. Je marche tout seul mais en même temps avec tellement de monde autour de moi que je me sens exister. Je marche et regarde cette multitude, cette foule qui marche tous comme moi. Ils se frôlent, s’évitent, font tout pour éviter le contact. Je marche côte à côte avec des gens que je n ai jamais vu et que je ne reverrai sûrement jamais. Des gens pressés, des gens qui traînent et qui regarde les vitrines. On entend des parents qui s’exaspèrent sur leur progéniture. En criant des « vient ici » ou des « touche pas ça c’est sale ». Je vois cette dame élégante qui marche d’un pas pressé. Habillé d’un tailleur, et coiffé avec les cheveux tirés en arrière. Brune. On croirait une hôtesse de l’air. Mais elle se fige, car son talon haut de cinq centimètres vient de transpercer une des nombreuses crottes de chiens qui décorent la rue piétonne. Elle regarde alentour consternée et énervée. Honteuse même. Elle lève la tête au ciel en jurant quelques mots. Soudain le charme qu’elle avait se brise. La voila énervée et salie. Plus rien de noble et d’attirant dans cette dame. Elle racle son pied par terre et s en va la tête basse. Et les gens autour de moi continuent leur marche. Ils marchent la tête baissét, regardent le sol, ne regardent pas autour d’eux. Quelques fauteurs de trouble, dans ce manège trop bien rodé, sont là. Un mendiant qui demande une pièce aux gens, qui dès qu’ils l’aperçoivent, accélèrent le pas. Et puis un autre homme manifestement un peu éméché invective les passant en leur disant « allez y, allez y dépensez tout votre salaire dans ces fichus magasin ». Les gens le regardent d’un air étonné et outré de les déranger dans leurs grande transhumance commerciale.

13.12.2005

Triangle dangereux

Un bijou sans joli nom
Comme le dénonçait notre ami
Brassens dans son « blason ».
Pour moi, si je puis :
Un triangle des Bermudes
Où se perdent mes yeux, mes mains
Ma bouche. Mon corps en son sein
Exulte. Nul besoin d’études
Pour apprécier, et déguster ce mets
Réservé, qu’aux rares gâtés.
Tous affirment leur fascination
Pour ce morceau secret et enfermé
De l’anatomie de nos lits.
Mesdames, sachez appréciez
L’honneur et la cérémonie
Que l’on fait ici
A votre organe de vie.

Drogue douce, drogue dure.

Un homme cherche désespérément
Toute sa vie un amour infini.
Mais il est fuyant comme une scorie
Soulevé et emporté par le vent.
Enfin l’amour décide de se poser
Sur un pauvre être innocent
Ravi d’abord, car insouciant
Et l’embrasse les yeux fermés.
L’être drogué et hébété
Grandissant et se renforçant
Devient alors un croyant
Qui disperse l’encens
Son aura grandit et dégage
Sans le vouloir, de sages
Paroles sur la vie et le temps.
Etre aimé et aimant
Est alors pour lui
La meilleure chose de sa vie
Mais parfois il regrettera de s'être ouvert
Trop grand trop loin en lui
Il aura alors contre toute la terre
Un dégoût infini.

REGNER SUR NOUS

Aujourd'hui pour régner
Il faut promulguer
Des lois interdisant de Penser.
La masse pensante et vile
Combattue ardemment par
Tous ces politiciens cafards.
On nous propose une idylle
Faite de télé réalité et
Des frasques dépassées
De quelques starlettes en perdition.
Rétention, incarcération, malversation
Déperdition et autre abomination
Tout est bon pour faire de nous des c…

Vie et partage


Je commence cette réflexion par une question. Quoi de plus normal pour une réflexion ?
Pourquoi ? Pourquoi on y retourne toujours ? Pourquoi à peine une histoire finie on est déjà dans une autre? Pour oublier la précédente ? Peut être. Lorsque l’on est enfant on apprend les choses dangereuses et qui peuvent nous blesser. Un enfant tant qu’il n’a pas fait l’expérience de mettre la main au feu, il ne croira pas que cela brûle Mais après il l’aura intégré. Alors pourquoi ne fonctionnons-nous pas pareil pour « l’Amour »? On se retrouve à enchaîner les relations en espérant que ce soit enfin la bonne. On en sort parfois détruit par une d’entre elle, et pourtant on remet ça dés que l’on en a l’occasion. On multiplie les essais, comme on ferait pour des jeux à gratter. Certains gagnent, oui mais combien sur le nombre total de joueur? Parfois on gagne un peu, parfois juste le droit de rejouer. Mais le plus souvent on perd à ce genre de jeux. On se dit à chaque fois c’est la dernière, plus jamais je ne souffrirais autant, plus jamais je ne le permettrai. Et pourtant on y retourne.
Alors la question est simple pourquoi?
Sommes nous poussés par un instinct, par quelque chose que la nature décide à notre place et qui nous obligerai à trouver quelqu’un?
Il semblerai que l’on ne puisse se passer d’une relation. Il semblerai que la solitude et pire encore qu’un cœur brisé. La célèbre phrase: « mieux vaut être seul que mal accompagné » parait être fausse. Tout mais pas rien serai le meilleur résumé de cette situation. Pour preuve on peut constater que chez beaucoup de vieux couple les deux partenaires ne s’aime plus et même s’agacent. Tout ces vieux que l’on peut voir et qui paraissent si heureux depuis des décennies de vie en couple. Si on les prend seul il vous dirons les pires choses sur leur conjoint. Et pourtant ils sont restés ensemble pendant tant de temps. Si on demande à l’un d’eux pourquoi ne le quittez vous pas ? Ils répondront presque tout le temps : « mais qu’est ce que je ferai à mon age tout seul ?». Cela en plus avec un air étonné comme si la question leur paraissait absurde et ne leur avait jamais effleuré l’esprit. La solitude n’a pas de place dans leur vie.

Il ne faut pourtant pas bannir la solitude et en faire quelque chose de terrible. Actuellement on se retrouve dans une époque ou la solitude est mal vue. Ou on est regardé bizarrement si on mange seul au restaurant ou si on va seul au cinéma. La solitude permet la création, les artistes s’enferment pendant de longues périodes pour écrire composer ou peindre. Mais ils avaient besoin en suite de partager leurs création. L’oeuvre si elle n’est pas partager, et reconnu comme telle n’a pas d’intérêt pour l’artiste. Si un auteur écris des livres que personnes ne peut lire il n’y a pas de partage et pas de vie.
Le partage est nécessaire à la vie, c’est parque l’on partage une même réalité que l’on peut avoir conscience de notre existence. Si l’autre ne nous voit pas on ne peut pas savoir si l’on vit. Le partage est à la fois la base de la vie et doit devenir une règle de vie.
La nature de l’homme est dans le partage. Pas de vie sans partage. Mais on ne peut rien partager seul.

LUNE

Le plaisir de la vie
Ce fait aujourd’hui
Sur des sites interdis

On peut avoir un enfant
De chez soi en surfant
Mais bien sur, moyennant
Une belle somme d’argent

Je me perds dans la toile
Dans la toile du monde
Mais grâce à cette blonde
Qui éclaire mes voiles
Une fois la nuit tombée
Je peux enfin oublier

Un monde où il ne faut
Ni penser ni savoir
Où les mots
Et l’espoir
Deviennent dérisoire.

Seule la lune me permet
De ne pas sombrer
Ce soir dans le désespoir.

Une lune saignante
Et rougeoyante
Qui revient toujours
Malgré les jours
De peine et de guerre
Qu’elle a vécu
Elle revient têtue
Fidèles aux solitaires.

Un homme est mort ce soir

Un homme est mort ce soir
Dans la nuit dans le brouillard
Qui était-il? Je n’en sais rien
Mais son sang est sur mes mains.
Était il un de ces brigands
Voyous et autres délinquants
Ou était il un de ces opprimés
Condamné pour la vie à prier.
Prier pour que leurs lendemains
Ne riment plus avec chagrins
Ou prier pour que leurs jours
Puissent enfin s‘emplir d‘amour.
Vient t’il tout juste de sauter
Car bien trop désespéré.
Était il un homme de loi
Tué par un homme de peu de foi.
Faut il lui faire grand honneur
Ou accueillir sa mort avec bonheur
Était-il un père et un mari aimant
Ou était-il un de ces hommes amants.
Ce que je sais de lui c’est qu’il est mort
Mais il restera vivant dans ma mémoire
Car pour lui il n’y avait plus d’espoir.
Et que face à la faucheuse il n’y a plus de tort.

Tout ce qui me reste de toi

Des mots écrits du sang rouge
De tes lèvres sur le miroir.
Des larmes, du désespoir
Et une maison où plus rien ne bouge.
Voila ce qui reste de nous.
Même pas des insultes que des
Regrets. Aujourd’hui, le miroir est
Trop triste, pour renvoyer tout
Autre chose que mes larmes.
Trop triste de ne plus réfléchir
Ton beau et merveilleux sourire.
Tu m’as délaissé sans aucunes armes,
Pour affronter la vie qui fait rage, là
Dehors, derrière cette porte que je
N’ose plus franchir. Je ne comprends pas
Pourquoi ? Ou pour qui tu as joué ce jeu ?
Je commence vraiment à croire que l’on
Peut mourir d’amour. Je t’avais enfin eu
Oh toi bonheur. Je ne sais pas où est le fond
Mais profond est le trou où aujourd’hui je chus.

DEPART

Il ne faut pas que je me retourne
Sinon je ne pourrai jamais partir
Tout quitter pour enfin arriver à fuir.
Me fuir moi. Je vois mon chien que je contourne
Je veux fuir ce que je suis ici
Alors je quitte ma maison de nuit.
Il me faut savoir si ailleurs je serai le même.
Repartir à zéro et voir si je peux être un autre,
Si je peux trouver d’autres gens qui m’aiment.
Je franchi le seuil d’une porte qui fut notre
Et qui désormais sera votre. Je ne pouvais
Vous dire adieu, vous n’auriez pas compris.
Je descends les marches de ce grand escalier
Qui souvent me vit trébucher. J’avais ici
Une belle vie, mais je ne l’avais pas faite
Voila un moment que cette idée trotte dans ma tête.
Moi qui pensais que ce serai un jour de fête
Et pourtant je pars comme après avoir subi une défaite.
Mais point de bataille et point de guerre pour mon destin
Plus qu’un portail à franchir et ce sera la fin.
Ca y est j’ai fuit, fuit ce que je suis ici, fuit ce démon de la nuit
Qui tous les soirs venait me voir et me disait : « fuit ».
Je fuis ma vie mais pourrai-je me retrouver un jour ici ?

Les rôles s’inversent

Les rôles s’inverses,

On voit maintenant des femmes qui peuvent tout faire, qui n'ont plus besoin des hommes, à part peut être pour ouvrir les pots de confiture, le renversement continu.
On voit des femmes militaires, des femmes routières, des femmes traverser seules l’Atlantique et le Pacifique à la rame. On les voit mêmes endosser, pour certaines, le rôle du gros salaud qu’elles se régalaient d’agrafer sur le dos des hommes. Les femmes se jouent de nous. Fragiles mais impénétrables. Distantes mais possessives. Que d’impossibilités pour nous de les comprendre. Eternellement insatisfaites sans pour autant être nymphomanes. Toujours prêtes à donner mais à reprendre de l’autre main.
On leur donne la parité, elles demandent l’inversion des rôles. La société jusqu'à présent patriarcale, position renforcée par l’église et le saint père, devient matriarcale. Elles détiennent le porte-monnaie et dominent donc, les publicitaires le savent et ciblent sur elles. Alors quand on parle de Babette que l’on fouette, elles se scandalisent.
Nous ne pourrons nous autres jamais avoir d’enfant, comme disait Renaud : « même si je deviens pédé comme un phoque je ne pourrais jamais être en cloque ». Non contentent d’avoir le plus beau pouvoir de la nature que certaines refusent d’ailleurs d’utiliser, elles veulent à présent le sceptre phallique du roi homme.
Elles continuent évidement à avoir besoin de nous mais nous destituent petit à petit des pouvoirs masculins. Nous laissent en bas dans le caniveau et se servent de nous tant qu’elles en ont envie. Elles ne pourront jamais avoir ce phalus tant convoité. Non contente d’avoir le pouvoir de la vie, elles les veulent tous. Elles nous veulent tous mais pas comme nous sommes. Il faut changer, évoluer pour elles mais jamais rassasiées elles finissent par nous délaisser…

Les vielles de monoprix

Les vielles de Monoprix
Me poussent derrière leurs Caddies.
Elles me regardent en se demandant bien
Si je ne vais pas leurs voler leurs sacs à main.
Ou si dans mon jean ou dans mes baskets
Je ne cache pas un petit pet.

Les vielles de Monoprix
Je les vois le soir seules dans leur lit
Depuis bien trop longtemps sans mari
Ce qui en fait des femmes aigries.
Pomponnées de la tête au pied, talonnées,
Mais elles ne sont, pourtant, pas là pour draguer.

Les vielles de Monoprix
On les retrouve toujours au rayon lingerie
Pour quelques commérages entre amies.
Médisances et « radoteries » sont de la partie
Elles râlent de la trop longue file à la caisse
Alors que pour elle rien ne presse.

Amour ne rime pas avec toujours.

Triste devenir de ce monde
Où on nous fait croire depuis des plombes
Que bonheur rime avec argent
Et que amour rime avec toujours.
Combien de couples se regardant
Dans les yeux, avec le coeur plein d’amour
Se jure que le leur sera éternel
Un mensonge ! Seul l’amour charnel
Peut être immortel. Tu ne m’entendras
Jamais te dire ces belles paroles
Et pourtant je t’aime toi
Certains diraient comme une folle
Mais pas de promesses que je
Ne pourrais tenir. Je ne peux
Que te promette un amour passionnel
Mais en aucun cas un amour intemporel.

Bêtes dettes d’honneur

Un flingue dans la main,
Une image dans ma tête,
De la haine en mon sein.
Une histoire louche de dettes
Et d’honneur, dans une vie moche
De banlieusard. Il a osé
Me traiter de bâtard et faire les poches
De mon frère. Il n’est
Point de Gavroche
Qui sans anicroche
Puisse m’insulter ainsi.
Ca y’est, le sang coule
Sur sa tête, le temps d’un cri
Il est fini. Je foule
Maintenant, un nouveau chemin.
Et devant moi nulle nuit
De répit, pour mon âme démolie
Car aujourd’hui de mes mains
J’ai retiré la vie, sans prix
Même si abruti est ce qui
Le caractérisait le mieux. Si
Par hasard, un jour, de mes doigts
Meurtrier sort un grand génie
Qui sauve des hommes, mon poids
S’en ira. Tout cela pour une dette,
Un honneur. Que d’horreur dans ce monde de bêtes !

La guerre

La guerre, rien que ce mot est horrible. Un son rugueux qui gratte le fond du palais et qui fait penser au raclement de gorge d’un fumeur. Je commence ce texte sur une des plus belle chanson américaine qui est celle de Luis Amstrong «What a wonderful world». Quand on pense à ces américains qui après les attentats du 11 septembre 2001 ont censuré cette même chanson car elle n’incitait pas suffisamment les américains à la guerre. Cette chanson fut censurée au même titre que «Imagine» de John Lenon et pourtant ce sont tous deux de merveilleux messages de paix.
La guerre est le fléau de l’humanité. Aucune maladie n’a fait plus de mort que la guerre. On remarquera qu’au cours du temps le nombre de morts lors de ces guerres n’a cessé d’augmenter. Et par ailleurs les progrès de la médecine augmentent, la mortalité enfantine baisse et l’espérance de vie augmente. Et pourtant les hommes se font la guerre, tuent toujours plus, inventent des armes de guerres toujours plus puissantes et meurtrières. La médecine éradique la peste et le choléra, l’homme invente la bombe atomique. Ne peut-on pas voir là le nouveau moyen de régulation de la croissance démographique ? Outre les morts que les guerres font, les causes de ces guerres sont toutes aussi abominables. Des hommes de pouvoir, de leurs bureaux peuvent décider d’envoyer 6 pieds sous terre des milliers de personnes. Le plus navrant de cette histoire se sont ces soldats des deux camps qui dans un élan patriotique vont mourir au champ d’horreur. Comme disait Brassens « mourir pour des idées d’accord c’est bien beau mais lesquelles ? » Aucune valeur, aucune idée, aucun bien ne vaut une guerre. La paix et la liberté sont les seules idées à défendre. Mais évidemment pas par la guerre cela paraîtrait paradoxal de faire une guerre pour la paix.
C’est pour cela que les armées étatiques doivent disparaître, aucun pays ne doit avoir le pouvoir et encore moins le droit de détruire un autre pays sous prétexte d’une liberté en danger. Il devrait depuis longtemps exister une unique armée commune à tous les états seule et unique armée habilitée à intervenir au travers du monde pour gérer un conflit. Cette idée a été depuis longtemps défendue par Einstein dans le milieu du 20ème siècle. Aujourd’hui le principe militaire est basé sur l’intimidation : c’est à celui qui pourra détruire la terre le plus grand nombre de fois qui sera sûr de ne pas être ennuyé par le voisin un peu trop gourmand en richesse.
On peut voir qu’une guerre mobilise énormément de monde et peut générer de grandes richesses. Prenons l’exemple du dernier conflit en date : la guerre en Irak menée par les américains. Outre le fait de la main mise évidente sur le pétrole Irakien il y a ce que l’on a appelé en 39-45 l’effort de guerre. Une guerre relance l’industrie militaire qui est génératrice d’emploi, donc de richesse. De plus, la reconstruction du pays se fera bien sûr avec l’aide des américains qui l’ont eux même détruit. Combien d’entreprises américaines aideront à « reconstruire » le pays détruit par des bombes fabriquées par ces mêmes multinationales ? Cette guerre permettra peut être aux américains d’implanter leur culture « coca-macdo » (mais cela parait quand même mal parti pour eux.).
Pour tant de raisons une guerre est horrible. Elle représente la régression des êtres humains qui en viennent à tuer et à détruire comme des animaux. Et pourtant ces mêmes meurtriers de guerre seront les premiers à nous dire que l’homme est bien au dessus de l’animal car il a la conscience. Alors pourquoi ne pas se servir de cette même conscience pour régler le conflit avant qu’il n’éclate. Qu’est-ce qui différencie un homme qui en tue un autre avec un fusil parce qu’il est plus riche d’un gorille qui fracasse la tête d’un de ses congénères avec une pierre pour lui prendre sa femelle ? Les causes diffèrent mais le résultat est le même. Si les conflits violents n’existaient pas dans les relations individuelles on ne pourrait pas les retrouver entre des états. Les conflits entre états ne sont souvent que des reproductions multipliées d’un conflit individuel. Chez une race de singe : les bonobos, tous les conflits entre individus du même clan se règlent par le sexe. Aussi bien entre individu du même sexe que entre male et femelle de couple différent. Il y a évidemment d’autres moyens pour régler des conflits entre humains mais si effectivement nous sommes l’espèce supérieure alors nous pouvons faire pareil si ce n’est mieux.
Alors essayons d’éviter les conflits entre individus et même si cela n’empêche pas les guerres, on pourra au moins vivre correctement en société.

Un des commandement biblique est « aime ton prochain ». Pourquoi aimerai-je un homme que je ne connais pas et qui ne m’apporte rien ? Les raisons pour le détester ne sont pas plus nombreuses que celles pour l’aimer alors pourquoi ne pas l’aimer cela n’est pas plus dur et fera naître un grand bien .

Belle inconnue

Qui êtes vous belle inconnue ?
Vous que ce matin je croisais dans ma rue
Et chez qui je me retrouve ce soir, dans un lit, nu.
Moi ! Ce soir, ici, qui l’eut cru ?
Qui eut cru que nos deux corps
L’un contre l’autre, se serrerai si fort.
Alors ils s’envolent dans le pays d’or
Et de tendresse. De ma bouche je te dévore,
De mes mains je te tiens et de mes yeux
Je te découvre. De mon corps tout entier je te veux.
Il n’est alors plus de place pour les jeux
Car je pénètre dans le pays soyeux.
Nous exultons ensemble d’un seul cri, vers
Les étoiles, seul et unique témoins de cet adultère
Qui de tous les péchés de notre pauvre terre
Et le pire mais est bien sur celui que je préfère.

Alors au matin quand la nuit enfin pâlit
Je me lève et part sans faire de bruit.
Amour d’une nuit ou amour d’une vie ?
Peut importe, lorsque tout fini dans un cri.

FEIGNANT

Avachi dans mon lit
Je vis.
Je ne suis pas heureux
Simplement paresseux
Je profite de la vie
A fond et sans efforts
Alexandre est mon mentor.
Je serai peut être puni
Une fois au paradis
Mais s’il n’est point
D’au-delà, alors
En gardant mon embonpoint
Et sans gagner d’Or
J’aurais traversé la vie
Pauvre, paresseux, mais sans soucis…

Une Servitude Assurée

Une Servitude Assurée

La direction du monde est donnée
A des adolescents sans parents
Ne pensant simplement
Qu'à profiter de tout et à volonté.
Le monde est leur frigo !
Leurs convictions ont bon dos
Quand il s'agit de se défendre
Envers et contre tout de l'ennemi.
Alors sans fleur au fusil
Prêts à pourfendre
Ils partent convaincus du bien
De leur action, de droit divin.
Jurant sur ce livre sacré
Pour être consacrés
Président de cette illusoire démocratie.
Pays de sang et de violence
Où la censure est aussi
Importante que la démence
Du régnant.
Leur culture tout entière
S'exporte et se vend
Alors que la nôtre reste aux frontières.
Mon dieu, protégez-nous
Car nous voilà sous le joug
De ces ados débiles et obèses.

VIE INFIDELE

Je ne pleure que sous la pluie pour ne pas qu’on puisse me voir. Je pleure sans savoir pourquoi. Je sens en mon sein une terrible envie de vivre, je me sens pousser des ailes. Mais le mur de la vie est toujours là, immuable, pour me rappeler qu’il y a une terre et qu’il n’est pas très bon de s’en envoler. Et pourtant je souhaiterai tellement vivre au dessus de toutes ces choses et ces gens qui me font du mal tous les jours et qui me rappellent que nous ne sommes que des êtres dans un grand TOUT qui n'a pas de logique. Une vie sans contrainte, une vie de plaisir à deux, à trois ou plus cela ne parait pas possible. Seule la solitude est sans contrainte. Et encore on en souffre tout de même. La vie est une surprise perpétuelle on ne sait jamais ce qu’il y a à la sortie du virage, une bonne ou une mauvaise chose ? C’est justement cette éternelle incertitude qui nous empêche de la quitter et nous oblige donc à l’embrasser. Il y a trop de gens qui n'ont pas voulu jouer à cette incessante roue de la fortune et qui ont divorcé de la vie. Moi je ne peux pas car je l’aime trop. Mais j’apprends petit à petit à m’en préserver et à ne plus me donner corps et âme à cette infidèle de vie.

Retour à la source

Te voilà ici aujourd’hui
Te voilà rentré, revenu
De là où tu avais fuit.
Notre père t’as t’il vu ?
Vu dans ce triste état
Vu ce que la vie a fait de toi
Une vie qui te réussissait
Et que tu dois à présent supporter.
Quel choc aura le père en te voyant !
Pourquoi revenir ? Il n’est pas mourant.
Après tout ce que tu lui as dit,
Malgré tout ce qu’il t’avait donné.
Même quand tu es parti
Tu restais encore et toujours ici.
Combien de repas où il t’évoquait ?
Tu es resté son préféré.
Content je suis, de te voir ainsi.
Moi, je ne suis pas tombé
Car je n’ai jamais grimpé.
Toi, trop haut, trop loin
Tu es monté et il n’était point
De place pour toi là haut.
Allez viens grand frérot
Allons fêter comme il se doit
Le retour d’un enfant chez soi.
Je te parlerai, peut être un peu de moi,
Tu me raconteras ton aventure à toi,
On parlera de tout et de rien
En attendant que papa rentre enfin.

Et si je mourrai demain…

Et si je mourrai demain…
Si je venais à mourir c’est que le temps sera venu pour moi de quitter la terre. Je ne suis pas croyant et ne cherche pas à l’être un peu en me disant : peut être que…
Je n’aurai qu’un seul regret en quittant le monde des vivants ce sera de ne pas avoir vu qui sera venu à la traditionnelle cérémonie. Qui pleure, qui n’est pas venu et surtout de savoir ce qu’il est dit sur moi. On sait tous que les plus belles paroles sont dites le jour de notre mort. Des gens s’aperçoivent qu’on comptait pour eux qu’on avait une petite place réservée dans leur esprit ou dans leur cœur. Je voudrais aussi être là pour dire à tout le monde de ne pas pleurer. De ne pas faire de ma mort quelque chose de trop triste, d’austère. Pour cela je voudrais avoir des obsèques avec plein de couleurs. Ne pas mettre de noir ou de couleurs sombres. Que des couleurs vives. Je voudrais bien sur que l’on prenne de moi tout ce qui pourrait sauver une vie. Ensuite que mon corps soit brûlé et pour ce qui est des cendres il y a 2 choix. Soit d’éparpiller mes cendres en mer ou de planter un arbre fruitier et dans le trou mettre mes cendres. De la mort renaît la vie. Aux personnes restantes de faire leurs choix.
Je ne sais pas quand je mourrais, chacun a un destin différent mais j’aimais la vie car on se doit de l’aimer. Mais même si ce doit être demain c’est que le capital qui nous est donné était épuisé. Ai-je trop couru ? Non, j’ai vécu.

CHERE INDENDANCE

Triste destin de ce monde où aimer est peu à peu remplacé par profiter. Profiter de tout en étant indépendant. L’indépendance est le pire fléau de notre société. Une relation amoureuse est obligatoirement un lien qui crée un « nous » de dépendance. Tout le monde cherche à être indépendant. Les femmes aujourd’hui travaillent pour ne pas être dépendantes de leurs maris. Elles finissent même par croire qu’elles peuvent créer une famille sans être 2.
Cette volonté d’indépendance explique pourquoi les relations amoureuses aujourd’hui ne peuvent plus fonctionner. Pour preuve, la jalousie est considérée comme un dérèglement sensoriel qui est à combattre. On n’a pas le droit d’être sous la dépendance de l’autre. On n’a pas le droit de souffrir quand l’autre s’éloigne un peu trop.
Combien de personnes ayant un passé sentimental compliqué et parsemé d’échecs prennent un nouveau compagnon juste pour le week-end ? Tous cela pour garder leur indépendance. On ne sait jamais ce qu’il peut se passer alors on prévoit et on prépare l’échec plutôt que d’organiser la réussite. Aujourd’hui une femme qui ne travaille pas, pour ce consacrer à sa famille, à son mari, a raté sa vie. Les gens ne la comprennent pas et la plaignent. Alors que pouvoir se consacrer totalement et entièrement à une activité telle que sa famille est la plus belle chose qu’une personne puisse faire. Cette femme est dépendante, certes. Mais n’est-elle point heureuse (si bien sûr c’est son choix) ?
Mais l’individu totalement indépendant, celui qui ne doit rien à personne, qui ne doit rien à ceux qui l’ont fait, à ceux qui l’ont élevé, qui ne doit rien non plus au groupe où il est.
Où sont ses repères ? Il n’en a pas. Il devient personne en voulant être quelqu’un.

« Tout homme se retrouve entraîné par deux besoins contraires : devenir lui-même, ce qui l’arrache à son groupe, et appartenir à son groupe ce qui l’ampute d’une partie de ses potentialités en lui donnant une personnalité collective ». Boris CYRULNIK

A quoi bon?

Einstein à dit : la vie c’est comme le vélo quand tu n’avances plus, tu tombes.
Par moment j’entend cette petite voix en moi qui me dit : à quoi bon avancer ? Moi qui à 19 ans ne crois déjà plus en l’amour. Moi qui à 19 ans suis déjà dégoûté du monde qui m’entoure.
Les roues de mon vélo sont crevées. Qu’est ce qui pourrait me les réparer ? Je suis obligé de pédaler plus fort chaque jour pour ne pas tomber. Mais à quoi bon ? Par moment quand la nuit descend sur la ville elle descend sur moi aussi. Je ne me sens plus vivre. Je regarde cette ville s’allumer et s’activer pour oublier que c’est la nuit et qu’il faut attendre le jour. Mais chez moi le lampiste est en grève, plus personne pour m’allumer quand la nuit vient. Plus personne pour me faire briller pour attendre le soleil. Alors je sombre un peu plus chaque nuit dans les noirceurs de mon être. Et chaque jour je dois me battre plus fort pour m’en sortir et respirer à nouveau. Alors la question revient : à quoi bon ?
A quoi bon se lever le matin pour ne même plus prendre le temps de ressentir, de penser et de s’émerveiller. A quoi bon ce lever le matin pour passer devant cet homme dans la rue qui me demande une pièce et devant qui je baisse les yeux de gène et de honte. Honte de quoi ? Honte de moi, honte de nous qui ne nous formalisons même plus que cet homme passe un hiver de plus dans la rue. Alors à quoi bon ?
Peut être pour le simple fait que nous n’avons pas eu le choix de naître alors nous n’avons pas le choix de mourir. Peut être par respect pour les gens qui sont morts et qui voudraient être en vie, eux qui n’ont pas eu le choix.
Peut être aussi parce que la vie au final n’est qu’une continuité de petits moments et que celui là n’en est qu’un de plus à passer et que demain comme tous les matins il fera jour. Et qui dit un nouveau jour dit une nouvelle vie possible.
Alors à quoi bon ? Simplement pour vivre………………………………….

« Pluie, pleure sur moi ! »

J’aime la pluie, qui
Après trois jours de gris
Vient soulager un ciel plein,
Chargé, comme l’est
Ma pensée.
Le ciel jusqu’au matin
Pleure toute la tristesse
Accumulée. Alors une fois
Asséché et sans poids
Je peux, sans paresse
Reprendre ma vie.
Il y a tant de jours
Que mon esprit
Est de ce gris épais
Que l’automne toujours,
Apporte dans son lai.
L’orage, la foudre tonne
Mon esprit s’emballe
Et ma raison détale.
Et sans que cela m’étonne
Il pleut, il coule sur mes
Joues une chaude pluie
D’eau salée.
Alors mon esprit reverdit
Et le ciel bleu ressurgit.
J’aime la pluie qui débarrasse du gris.

FACE A TERRE

Le corps ne peut plus bouger
Mais l’esprit plus vif que jamais
Se demande si ?
S’il a eu raison.
Et pourquoi aujourd’hui ?
Il cherche au fond
Si la vie qui le quitte
N’était pas à préserver
Mais voila des années
Que le désespoir l’habite.
Que tous ces gens qui
Evoluent autour de lui
Le dégoutte et l’ennuie.
Que l’amour même le fuit.
Quel avenir lui était promis ?
Il savait ce qui allait se passer
Il connaissait chaque détail
Il se voyait vieux et dépouillé
Sans rêves de gloire et de bataille
Tout juste dix sept ans
Et déjà ce glacial vent
L’emmène retrouver
Ses éplorés parents.
Depuis longtemps décédés
La mort est dure mais
Ouvre grand sa bière
A qui veut s’y coucher.
Plus d’espoir et d’homme fier
Que des cimetières.